À la mi-journée, la colonne de motards en armes a encerclé le village situé à 286 km à l’ouest de Niamey
- et sur les trois frontières.
- Les habitants ne se doutaient alors de rien.
- Les hommes armés ont fait sortir les hommes des maisons
- , les réunissent et les abattent froidement. Les femmes, elles, semblent avoir été épargnées. Le village sans défense se vide de ses habitants, qui abandonnent derrière eux les corps de leurs proches.
Malgré les appels de détresse, les militaires qui campent à 9 kilomètres de là ne sont arrivés que bien trop tard : dans la soirée.
Face à la multiplication des attaques, les habitants de la région n’ont d’autre choix que d’organiser des brigades de veille ou de prendre la fuite, comme l’ont fait les chefs traditionnels et les autorités civiles des villages de Yatakala Wanzarbe ou encore Dolbel. Ces derniers ont abandonné leurs postes pour se réfugier dans les chefs-lieux de Tera et Bankilare, jugés plus sûrs. Pour cause : fin septembre, le maire du village Gorouol a été tué dans une embuscade, une semaine après le meurtre de 22 personnes à Takoubatt.
L’an dernier, le Tillabéri est devenu « la région la plus meurtrière du Sahel central », selon l'ONG Acled, qui recense plus de 1 200 morts, en majorité des civils.